Décès de Bernard Cherix
Mercredi 16 décembre 2009
![]() |
![]() |
C’est avec une profonde tristesse que le Comité et les membres de la SKU annoncent le décès de de leur ami Bernard Cherix, survenu le 16 décembre 2009. Les obsèques ont eu lieu samedi 19 décembre 2009, à Sion.
Avec la disparition de Bernard Cherix, Le Karaté Suisse perd l'un des ses grands pionniers. Il a marqué de son empreinte l’histoire et l’évolution du Karate-Do en Suisse.
La SKU exprime sa profonde tristesse et s’associe à la douleur de sa famille.
Bernard Cherix est né le 6 juillet 1927 et nous a quitté le 16 décembre 2009. Véritable pionnier du Karaté en Suisse, il ouvrit le premier dojo à Sion en 1957. Grâce à lui, la Fédération Suisse de Judo et Budo créa en 1963 une section Karate. Il fut également l'un des membres fondateurs et le 2e Vice-Président de l'Union Européenne de Karaté (UEK). Entre 1966 et 1973, il entraîna l'équipe suisse et participa à des championnats d’Europe ainsi qu’à des championnats du monde. Il fut nommé, en 1970, Président d'honneur de la Fédération Suisse de Karaté.
Cliquer ici pour voir l' article de la WFK
![]() |
Hommage de Philippe Panchard, premier président de la SKU
Au nom de l’amicale des anciens que Bernard avait choisi d’appeler « Les Pionniers du Karaté »,
il m’échoit de privilège de dire à Gertrude, à ses enfants et petits-enfants, notre profonde sympathie et nos sentiments de partage,
Il m’échoit le privilège d’apporter un témoignage sur l’extraordinaire personnalité qu’a été Bernard Cherix
et sur ce qu’il a réalisé avec tant de talent, de persévérance et de modestie naturelle.
Qu’il s’agisse du Karaté-Club de Sion, premier club de Suisse et qu’il a conduit pendant 50 ans
De l’Union Européenne de Karaté dont il a été membre fondateur et premier Vice-président
De la Fédération Suisse de Karaté dont il a été à la base et qui lui a conféré le titre de Président d’honneur
De la formation des troupes d’intervention cantonales et fédérales
De son métier de policier et d’officier de police
De la création de Suisse-Shotokan et qui faisait dire à Me Ohshima :
« c’est un pratiquant d’arts martiaux extraordinaire et un homme d’une grande humilité.
À la base de Suisse-Shotokan il y a notre confiance et notre amitié ».
Mais Bernard était aussi un homme de communication, lui dont Me Ohshima disait en 1968 :
« Je ne parlais pas français, il ne parlait pas anglais mais nous avons très bien su communiquer ».
Mais Bernard était aussi un ami et son amitié sincère dépouillée de toute futilité en faisait un cadeau que la séparation d’aujourd’hui
nous permettra encore mieux d’en mesurer la qualité.
Mais Bernard était aussi soucieux de donner ce qu’il avait reçu et façonné,
lui qui l’an passé terminait cet ouvrage extraordinaire qui aujourd’hui est la référence des techniques de self-défense.
Mais Bernard c’était aussi cette sensibilité qui lui permettait d’interpréter avec talent ces airs d’accordéon que nous écoutions avec tant de plaisir.
Mais Bernard c’était aussi cet être clairvoyant avec les autres et avec lui-même qui,
il y a quelques jours me parlait de son musée dont il connaissait chaque pièce et dont chaque pièce
racontait un événement de ce fut sa vie extraordinaire. Lui qui me disait, tu sais j’ai préparé mon annonce mortuaire.
Aussi et en complicité avec Bernard, je terminerai en le citant :
« Ce que j’ai à vous dire, vous le savez bien sur. J’ai aimé ma famille, j’ai travaillé assez dur.
J’ai cru en l’amitié, bien servi mon prochain. Je pars le cœur léger en paix, je ne regrette rien ».
Adieu Bernard


